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Conseils pratiques lors de l’achat de lingots d’or

L’achat de l’or est un investissement intéressant ! Il existe différentes manières de le faire : achat de l’or papier (certificat ou action de sociétés aurifères) ou l’achat de l’or physique (lingot ou pièce). Des précautions sont de mises afin de sécuriser l’investissement dans ce dernier cas.

Bien choisir la taille de lingot

Comment acheter des lingots d’or ? La réponse à cette question soulève en premier lieu des critères physiques à prendre compte concernant le lingot. En effet, les lingots d’or se déclinent en toutes tailles. Les Banques centrales du monde entier et les très importants investisseurs internationaux font leur échange avec de très grosses barres d’or, d’environ 11 à 13 kilos. On les appelle les barres d’or « Good delivery » (bonne livraison).

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Du côté de la valeur, ces barres d’or valent entre 385 000 et 475 000 euros, une somme qui n’est pas toujours à la portée des investisseurs normaux. Par ailleurs, ces barres d’or sont fabriquées par des sociétés accréditées, les mêmes qui fabriquent des lingots de taille raisonnable.

Force est de préciser que pour qu’un lingot d’or soit considéré « bonne livraison », il doit avoir été fabriqué selon les normes précises énoncées par la London Bullion Market Association (LBMA). Cette association est la plus importante dans le monde entier en matière de grossiste de métaux précieux, dont l’or.

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Elle fixe la norme internationale de fabrication de lingot de ce métal jaune. Ainsi, pour être de « bonne livraison », les barres d’or doivent répondre à des critères de pureté de métal, de poids, d’apparence, de dimension et de marques de fabrication.

Choisir un lingot d’or respectant les normes de fabrication

Les lingots doivent contenir un métal d’une pureté d’au moins 995 millièmes, soit de l’or pur à 99.5%. Chaque barre possède son propre numéro de série et l’année de fabrication.

A savoir que la LBMA met à jour régulièrement la liste d’affineurs internationaux agréés. Jusqu’à aujourd’hui, cette liste contient 68 grandes sociétés internationales, dont les plus importantes étant l’Heraeus en Allemagne, Metalor en Suisse, le Perth Mint en Australie ou encore Jonhson Matthey au Royaume-Uni.

Lingots coulés ou lingots frappés ?

Durant le processus de fabrication des lingots, deux techniques distinctes peuvent être utilisées : soit les lingots sont coulés, soit ils sont frappés. Pour la référence, les gros lingots sont principalement coulés. Pour leur fabrication, l’or est fondu puis coulé dans un moule, d’où le nom du résultat final.

Cette technique permet d’obtenir des barres d’or à l’aspect brut. Quant au second procédé, il consiste à frapper les lingots comme ce qui se fait avec les monnaies. On doit cette technique à l’affineur suisse Agnor, le premier à avoir employé cette technique de fabrication dans les années 50. L’avantage de cette technique est que le niveau de finition est digne de celui retrouvé sur une pièce de monnaie.

Force est toutefois de mentionner que, quelle que soit la technique optée, elle ne change rien à la valeur du lingot. Il ne s’agit que d’un critère esthétique.

Quelles sont les règles à respecter en fiscalité de l’or ?

Avant l’achat de lingots d’or, il est important de prendre en compte l’aspect fiscal. En effet, seuls les lingots d’or supérieur à 995 millièmes sont exonérés d’impôt. Au moment de la revente de l’or, l’investisseur dispose de deux options :

  • la taxe forfaitaire de 11.5%, qui est la taxe sur les métaux précieux ;
  • la taxe sur les plus-values réelles, mais dans ce cas, il va falloir apporter justification sur le prix et la date d’acquisition.

A noter que la deuxième option est la plus intéressante. En effet, elle permet de ne payer que 36.2% de la plus value, plus une décote de 5% par an à compter de la troisième année de détention. Avec cette formule, l’investisseur est exonéré d’impôt au bout de 22 ans de détention, sur la plus-value réelle.

En outre, aucun impôt n’est imposé en cas de moins-value, quelle que soit l’année de détention. Afin d’apporter une réelle justification du prix et de la date d’acquisition, l’investisseur doit présenter les factures d’achat. En outre, les lingots doivent être scellés avec la facture nominative.