Les PNC Air France en grève, les 3 syndicats contre la direction


Matin du mercredi 27 juillet… les hôtesses et stewards d’Air France sont en grève pour une semaine. Cela pour manifester leur mécontentement vis-à-vis de la direction. Cette dernière propose en effet de prolonger l’accord collectif actuel jusqu’au mois de Mars 2018. Une proposition fermement rejetée par les syndicats qui estiment qu’elle n’entraînera que des impacts négatifs sur leur salaire.

Quels sont les buts réels de cette grève ?

A vrai dire, ce n’est pas le renouvellement de l’accord à proprement parler qui pose problème aux syndicats, mais plutôt la durée de ce dernier. Les hôtesses et stewards estiment en effet que les 17 mois proposés par la direction ne sont pas suffisants et que cela ne leur apportera pas de réels intérêts. Bien au contraire ! Rappelons en effet qu’il y a 3 ans, les PNC avaient accepté la mise en place de mesures de productivité pour qu’Air France puisse remonter la pente.

Air France PNC

Aujourd’hui comme la compagnie a complètement récupéré, c’est une période de 3 à 5 ans, voire même un accord à durée indéterminée, que réclament les 3 syndicats représentatifs lors des dernières négociations. A noter que ces 3 syndicats sont le SNPNC-FO, l’UNSA-PNC ainsi que le UNAC.

Depuis les 2 parties n’ont pas repris contact, chacun restant fermement campé sur ses positions. Stewards et hôtesses décident même d’enfoncer le clou en entamant une grève d’une semaine depuis mercredi dernier. De quoi susciter la colère du PDG d’Air France qui qualifie cette grève en plein été comme une véritable aberration qui pourrait à nouveau tirer la compagnie vers le bas.

13 % des vols annulés et ce n’est que le début

Au début même de la grève, c’est 13 % des vols qui ont été annulés la journée du mercredi. Et bien que les annulations ou retards de dernières minutes aient été possibles, les voyageurs n’en restent pas moins mécontent. Mais les PNC sont décidés à continuer la grève jusqu’au bout. Les 3 syndicats sont d’autant plus déterminés à revendiquer leur droit, notamment en ce qui concerne leur rémunération.

hotesse

Ils reprochent notamment à la direction de ne prendre en compte aucune de leur revendication, et de s’obstiner à maintenir une grande différence salaire brut et net. A noter que les PNC refusent également de signer l’accord par méfiance : ils craignent en effet qu’en acceptant la durée de 17 mois, cela pourrait se retourner contre eux à tout moment. En réalité, la compagnie pourrait effectivement profiter du moindre retournement de tendance pour reprendre les négociations et imposer des exigences plus élevées, voire même pour faire à nouveau baisser leur salaire.

Direction comme syndicats, aucun des deux parties ne semblent vouloir lâcher l’affaire. La grève des PNC continue toujours en ce plein chassé-croisé estival, et certains envisagent sûrement de se tourner vers une source de complément de revenu, si la situation n’évolue pas d’ici fin octobre.