Zoom sur la concurrence des rois du déstockage français


Les deux leaders du marché du e-commerce en France s’affrontent à coups d’épée. Un affrontement féroce depuis que showroomprive a fourré son nez dans le linge sale de ces concurrents, à savoir l’action qu’a entamé Brandalley.fr contre vente-privée.com sous un motif d’abus de sa position dominante sur le marché en 2009. C’est ce qui provoqua jusqu’à maintenant cinq années de guerre tant commerciales que judiciaires entre ces deux géants du déstockage.

Avec 480 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014 et une croissance de 40% par rapport à l’année précédente Showroomprive reste en arrière par rapport à son rival vente-privée.com qui a enregistré un total de 1,7 milliard d’euros en 2014 soit un chiffre 3,5 fois plus élevé que celui de SRP.

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Une guerre commerciale et judiciaire

Quant au champ de bataille, celui-ci révèle un défi brutal qui donne vers un conflit judiciaire et donc entame l’organisation de plus de quatre procédures devant les tribunaux. Il a commencé, d’abord, par accuser SRP de s’être procuré le terme « vente privée », en le blâmant d’avoir, ainsi, causé un parasite sur son trafic, pour ensuite se battre sur l’exclusivité des contrats signés avec les marques de même que leurs stratégies commerciales comme le choix des couleurs dans le site.

showroomprive

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Et apparemment, le site Showroomprive.com est allé jusqu’à demander à Vente-privee.com de lui rembourser un total de 150 millions d’euros pour le dédommager pour cette affaire qualifiée de concurrence déloyale Paris. Mais cette haine n’a pas qu’un aspect professionnel. Les deux dirigeants se détestent même réellement.

Marcher dans les pas de son grand frère

vente privee

SRP décide d’attraper le lion par la queue et fait un grand pas en s’introduisant en bourse ce qui lui permettra un gain de visibilité et des fonds en plus pour renforcer sa position à l’international.

Son frère ennemi, par contre, refuse de dissoudre son capital. D’ailleurs, il n’en a pas besoin étant donné que son succès repose sur la proposition d’une large gamme, tel que la mode, l’équipement de maison, le high-tech, le tourisme, même la vente de tickets spectacles, contrairement à SRP qui ne se concentre que sur la mode féminine, un secteur prometteur, qui attire un bon nombre de consommateurs.

VP a eu beaucoup de mal pour en arriver là, le site a dû attendre 2004 pour pouvoir réaliser des bénéfices, alors que SRP a été rentable depuis ses débuts. Risque-t-il de perdre sa place, avec cet avancement rapide qu’opère SRP ?