Patrick Dutartre est un nom qui revient régulièrement dans les médias français dès qu’il est question de défense aérienne ou d’analyse géopolitique. Pourtant, les informations officielles sur sa naissance restent dispersées et rarement compilées. Les sources publiques accessibles permettent de reconstituer plusieurs éléments factuels sur son identité civile et son parcours, sans que toutes les zones d’ombre soient levées.
Date de naissance de Patrick Dutartre : ce que les bases de données révèlent
Les articles de presse et les biographies en ligne détaillent abondamment la carrière militaire de Patrick Dutartre, mais restent souvent muets sur sa date de naissance exacte. Ce sont les bases de données économiques qui apportent les éléments les plus précis.
La plateforme Verif, alimentée par les données Altares (groupe Dun & Bradstreet), mentionne un 20 décembre 1955 comme date de naissance. Pappers, autre registre indépendant d’informations légales sur les dirigeants d’entreprise, confirme de son côté une naissance en décembre 1955 et une nationalité française.
Cette double concordance entre deux sources distinctes constitue un point de repère solide. En revanche, aucune de ces bases ne précise le lieu de naissance. Les données disponibles ne permettent pas de trancher sur ce point avec certitude.

Promotion 1975 de l’École de l’air : le premier repère chronologique public
Le premier jalon vérifiable dans le parcours de Patrick Dutartre est son appartenance à la promotion 1975 de l’École de l’air. Cette information, publiée sur son propre site, permet de situer son entrée dans la formation militaire autour de ses vingt ans, ce qui concorde avec une naissance en 1955.
L’École de l’air, basée à Salon-de-Provence, forme les officiers de l’armée de l’air. Patrick Dutartre y entre avec le statut d’officier-ingénieur, une filière qui combine formation scientifique et apprentissage du pilotage. Ce double cursus va structurer toute la suite de sa carrière.
Du Mirage F1 au Mirage 2000 : une montée en grade rapide
Après sa formation, il rejoint l’escadron de chasse Normandie-Niemen, équipé de Mirage F1. Il y sert comme pilote opérationnel, puis chef de patrouille. Son affectation suivante le conduit à Dijon, à l’escadron 1-2 Cigognes, pour participer à la mise en service des premiers Mirage 2000 dans l’armée de l’air française.
Ce passage sur Mirage 2000 lui confie un rôle de pilote d’expérimentations sur le nouvel appareil. La transition entre ces deux chasseurs représente un saut technologique majeur pour l’aviation militaire française de l’époque.
Leader de la Patrouille de France en 1987 : un cap de visibilité publique
L’affectation qui ancre Patrick Dutartre dans la mémoire collective est son passage à la Patrouille de France, dont il devient le leader pour la saison 1987. Une apparition télévisée datée du 6 mai 1986, sur le plateau de « C’est encore mieux l’après-midi » avec Christophe Dechavanne, le montre alors âgé d’une trentaine d’années, en combinaison bleue avec l’insigne de la Patrouille de France.
Cette séquence, archivée par l’INA, coïncide avec la sortie du film Top Gun. Patrick Dutartre y donne son avis de professionnel sur le long métrage, qu’il qualifie de « très bon film sur les pilotes de chasse ». L’épisode illustre le début d’une présence médiatique qui ne s’est jamais vraiment interrompue depuis.
Commandement opérationnel et théâtres d’opérations
Après la Patrouille de France, sa carrière bascule vers le commandement opérationnel. Les postes qui suivent dessinent un parcours de haut gradé :
- Commandant de l’escadron de chasse 4-11 Jura à Bordeaux, équipé de Jaguars
- Chef des opérations, commandant en second puis commandant de la 5e Escadre de chasse, sur Mirage 2000 RDI
- Participation à la guerre du Golfe, aux opérations de no-fly zone dans le sud de l’Irak, puis à l’opération Deny Flight au-dessus de l’ex-Yougoslavie, première opération militaire de l’OTAN dans cette zone
- Passage par l’École de Guerre à l’École militaire de Paris
Ce parcours opérationnel couvre les principaux engagements aériens français des années 1990. La combinaison entre commandement d’unités de combat et formation stratégique à l’École de Guerre le positionne dans le vivier des futurs officiers généraux.

Patrick Dutartre général : carrière d’état-major et rôle public actuel
Les dernières étapes de sa carrière militaire active l’orientent vers des fonctions d’état-major et de responsabilité institutionnelle. Il atteint le grade de général de l’armée de l’air, point d’aboutissement d’un parcours entamé quatre décennies plus tôt à Salon-de-Provence.
Sa retraite du service actif ne marque pas un retrait de la vie publique. Patrick Dutartre intervient régulièrement comme analyste des questions de défense sur les plateaux télévisés français, notamment sur BFM TV et LCI. Des apparitions documentées en 2026 le montrent commentant les tensions au Moyen-Orient et les frappes en Ukraine.
Un profil d’expert sollicité sur plusieurs fronts
Son positionnement médiatique repose sur la combinaison de son expérience de combat (Golfe, Balkans) et de ses fonctions d’état-major. Les chaînes d’information en continu l’identifient comme général et ancien leader de la Patrouille de France, un double titre qui lui confère une légitimité auprès du grand public comme des spécialistes.
Le Dauphiné Libéré signale également des interventions lors de conférences locales, où il partage son expérience de pilote et de commandant. Ce circuit de conférences constitue une activité régulière pour les anciens officiers généraux français.
Informations de naissance de Patrick Dutartre : les limites des sources accessibles
La date du 20 décembre 1955 reste l’élément le plus précis disponible publiquement, issu de registres d’entreprise et non d’un acte d’état civil. Le lieu de naissance n’apparaît dans aucune des sources consultées, qu’il s’agisse de son site personnel, des archives de l’INA, des bases Verif ou Pappers, ou des articles de presse régionale.
Cette absence n’a rien d’inhabituel pour un officier général français. Les militaires de haut rang ne sont pas tenus de rendre publiques leurs informations personnelles, et les bases de données d’entreprise ne les collectent que dans le cadre de mandats de dirigeant. Seul l’état civil complet permettrait de confirmer définitivement ces éléments, et ce document n’est pas accessible au public pour une personne vivante sans son consentement.

