En plus d’être délicieux, le thé a été démontré par des études médicales comme ayant des propriétés anti-inflammatoires, anticancérigènes et hypocholestérolémiantes, entre autres. Mais, comment cela fonctionne-t-il exactement ?
Contexte
Passons aux bases du cholestérol. L’organisme a besoin d’une certaine dose de cholestérol pour fonctionner : il sert à fabriquer des hormones, à construire les cellules, bref, il n’est pas l’ennemi à abattre. Dans notre sang, le cholestérol circule sur des lipoprotéines, les fameuses LDL et HDL. Les LDL, ou « mauvais cholestérol », sont ceux qu’on surveille de près, tandis que les HDL portent le surnom rassurant de « bon cholestérol ».
Quand le mauvais cholestérol s’accumule, le risque de maladie cardiaque s’envole, tout comme celui d’accidents vasculaires cérébraux. Surtout, il favorise la formation de plaques sur les parois des vaisseaux sanguins, gênant la circulation du sang. Un mode de vie actif et une alimentation adaptée permettent heureusement de garder ce paramètre sous contrôle. Mais il existe aussi une autre piste, moins connue : réduire son taux de cholestérol avec du thé.
Des recherches ont mis en lumière le rôle des antioxydants du thé, notamment les catéchines et les théaflavines. Ces molécules empêchent le cholestérol de s’agglutiner et de tapisser les artères, préservant ainsi la fluidité du sang.
Le constat peut surprendre. Pourtant, le potentiel du thé pour réguler le cholestérol s’appuie sur des bases scientifiques solides. Voici les variétés à privilégier pour bénéficier de la plus grande concentration d’antioxydants :
Le thé vert
Le thé vert, tout comme le thé noir, provient de la plante Camellia sinensis. Mais il se distingue par une richesse supérieure en antioxydants. Plusieurs études ont observé que l’extrait de thé vert abaisse le taux de cholestérol total, et cible particulièrement le LDL, la forme la plus problématique. On trouve une grande diversité de thés verts, avec chacun ses nuances, mais tous doivent être infusés à une température modérée pour conserver leurs vertus. Trop chaud, et les précieux antioxydants s’évaporent.
2. Le thé noir
En matière d’antioxydants, le thé noir suit de près le thé vert, tout en gardant une efficacité remarquable. Les amateurs de thé noir profitent d’ailleurs d’une corrélation avec une moindre fréquence de maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Sa spécificité ? Il subit une oxydation après récolte, d’où sa couleur sombre et son goût plus corsé. Le thé vert, lui, reste clair car il n’est pas oxydé. Certaines études menées sur des animaux montrent que ces deux types de thé contribuent à faire baisser le LDL et à éviter la formation de dépôts dans les vaisseaux sanguins.
3. Le thé blanc
Issu lui aussi de Camellia sinensis, le thé blanc séduit par sa délicatesse. Peu transformé, cueilli tôt alors que les bourgeons ne sont pas encore ouverts, il se démarque par une couleur pâle et une saveur subtile. Des études soulignent que l’extrait de thé blanc joue sur le métabolisme du cholestérol, ce qui en fait une autre option à considérer pour varier les plaisirs tout en prenant soin de sa santé.
4. Tisanes
Ce que l’on appelle tisanes, hibiscus, mélisse, échinacée, et tant d’autres, ne provient pas du théier. Ce sont des infusions réalisées à partir de différentes parties de plantes : écorce, feuilles, fleurs, racines, fruits… Les tisanes à base de baies ou d’agrumes apportent d’ailleurs un surcroît d’antioxydants. Plusieurs tisanes se démarquent pour leur impact sur le cholestérol :
- L’hibiscus : très riche en antioxydants, cette plante fait l’objet d’études encourageantes pour réduire le cholestérol, même si toutes les recherches ne convergent pas vers une conclusion définitive.
- Rooibos : connu comme « thé rouge » ou « buisson rouge », il vient d’Afrique du Sud. Des analyses suggèrent que le rooibos pourrait abaisser le taux de cholestérol chez certains consommateurs.
- Gingembre : cette racine, souvent utilisée contre les nausées, s’invite aussi dans la lutte contre le cholestérol, d’après plusieurs études.
- Le pissenlit : utilisé sous forme de racine, il agit comme un léger diurétique et certains l’apprécient pour remplacer le café. Des travaux sur les animaux montrent un effet possible sur la baisse du cholestérol.
Prendre une tasse de thé ne remplacera pas un traitement médical ni une hygiène de vie adaptée. Mais l’intégrer à ses habitudes, c’est miser sur une source d’antioxydants bénéfique, tout en s’accordant une pause agréable. Le thé s’impose alors comme un allié discret, mais efficace, dans la quête d’un équilibre durable. Un réflexe simple, à inscrire dans le quotidien, pour que la santé n’ait rien d’un pari risqué.


