Télétravail : qui paye l’électricité ? Les réponses claires

12 février 2026

1,7 million de salariés français ont vu leur compteur tourner plus vite au rythme du télétravail. Et soudain, la question qui dérange : qui règle l’addition électrique ?

Depuis 2012, la loi encadre la prise en charge des frais professionnels générés par l’activité à domicile. Cela inclut les dépenses d’électricité, même si, dans la pratique, tout le monde ne s’y retrouve pas de la même façon. Certains touchent une indemnité forfaitaire qui regroupe tous les coûts, d’autres doivent fournir des justificatifs précis. En clair : d’une entreprise à l’autre, les règles varient largement.

Pour certains employeurs, l’électricité vient s’ajouter aux autres frais liés au télétravail dans une même enveloppe. D’autres réclament des factures détaillées, ou s’appuient sur les barèmes publiés par l’URSSAF. Ce manque d’uniformité, aggravé par la hausse des prix de l’énergie, crée un vrai flou pour les salariés quant à leurs droits et aux démarches à engager pour se faire rembourser.

Pourquoi la question de l’électricité en télétravail fait débat

Le télétravail s’est invité à grande échelle, bousculant les cadres habituels du monde du travail. Avec la crise sanitaire, la ligne qui séparait bureau et domicile s’est effacée, répartissant différemment des dépenses jusque-là prises en charge par l’employeur. Parmi elles, la facture d’électricité attire vite l’attention : qui la prend en charge, et selon quels critères ?

Côté salariés en télétravail, cette hausse de facture se fait vite sentir. Ordinateur en marche toute la journée, radiateurs rallumés même en dehors de l’hiver, climatisation sollicitée plus souvent : la vie professionnelle à la maison se traduit par une consommation d’énergie supplémentaire, pas toujours facile à absorber côté porte-monnaie. Les échanges se multiplient entre salariés et direction, chacun devant défendre sa vision.

Voici les positions les plus fréquemment rencontrées lors de ces discussions :

  • Poursuivre le télétravail à domicile permet de limiter les frais de transport ou de déjeuner à l’extérieur.
  • D’un autre côté, des salariés rappellent que ce que l’entreprise finançait auparavant revient désormais dans leur champ de dépenses personnelles.

Ce débat tourne beaucoup autour du sentiment de justice. Doit-on privilégier une compensation uniforme ou se reposer sur une vérification détaillée de chaque dépense ? L’absence de réglementation claire favorise une mosaïque de politiques selon les entreprises, les accords collectifs ou les conventions sectorielles. Nulle solution universelle en vue.

Chacun avance, parfois à tâtons, sur ce nouveau terrain : organiser le travail autrement, c’est aussi réapprendre à répartir les coûts, à la centime près sur la facture d’électricité.

Qui doit payer la facture ? Ce que dit la loi et la pratique

Payer les frais d’électricité engendrés par le travail à distance ne se fait pas au bon vouloir des uns ou des autres. Le code du travail est limpide sur un point : tout employeur prend en charge les dépenses nécessaires à la réalisation du travail, même si celui-ci s’effectue hors des murs de l’entreprise. L’explosion du télétravail a confirmé ce principe dans la jurisprudence récente.

Dans la réalité, chaque entreprise s’organise comme elle peut ou comme elle veut. Beaucoup versent une indemnité forfaitaire pour couvrir l’ensemble des frais de télétravail. Cette allocation, non imposable sous réserve de respecter certains plafonds, change selon les accords collectifs ou la politique maison. Elle peut inclure l’électricité, la connexion internet et parfois même une partie de l’usure du matériel personnel.

La prise en charge s’organise aujourd’hui principalement sous deux formes :

  • Le remboursement sur justificatifs précis ou bien une enveloppe mensuelle globale allouée à tous les télétravailleurs.
  • Dans chaque cas, des plafonds existent, établis notamment par l’URSSAF, pour garantir l’exonération des cotisations sociales et de l’impôt.

Les détails concrets relèvent ensuite de la négociation collective. Certaines structures exigent des factures comptabilisées dans les moindres détails ; d’autres simplifient le dispositif via un forfait. Côté salariés, il est conseillé de vérifier l’accord appliqué à sa situation, qu’il soit issu d’une convention collective ou d’un arrangement d’entreprise. Ce qui ne change pas : l’employeur doit prendre en compte, d’une façon ou d’une autre, les dépenses générées par le télétravail.

Zoom sur les frais d’électricité : ce qui peut (vraiment) être remboursé

Travailler chez soi implique une consommation d’électricité supplémentaire, mais cela ne donne pas pour autant droit au remboursement de toute la facture d’électricité. Seule la part directement liée à l’activité professionnelle est concernée. L’usage du matériel informatique, du chauffage ou de la climatisation pour le travail justifie un remboursement partiel.

Dans la pratique, deux approches existent. Soit le salarié opte pour une déduction aux frais réels et calcule précisément la part d’électricité attribuable à ses journées de télétravail, en fonction du temps passé et de la surface concernée. Soit il choisit l’allocation forfaitaire, plus simple mais plafonnée.

Différents postes de dépenses peuvent être pris en compte :

  • La consommation électrique générée spécifiquement par l’utilisation du matériel professionnel, l’abonnement internet, et une portion calculée des charges du logement.
  • Le remboursement reste encadré : pour 2023, l’URSSAF admet jusqu’à 2,60 € par jour travaillé à distance, à condition d’avoir en main les justificatifs nécessaires.

Pour les salariés, conserver factures et notes de calcul s’impose. Cette rigueur administrative est indispensable si l’on choisit la déduction effective au réel. On ne peut pas tout intégrer : seules sont considérées les dépenses en lien direct avec l’activité professionnelle. Les consommations liées à la vie du foyer sont exclues d’office.

Homme examinant sa facture d

Déclarer ses frais de télétravail : conseils pour ne rien oublier

Remplir sa déclaration des frais de télétravail demande de la méthode. Beaucoup de salariés optent pour la déduction aux frais réels qui, souvent, s’avère plus intéressante que le forfait proposé par l’administration fiscale. Pour optimiser cet avantage, il ne faut omettre aucune facture d’achat liée au matériel informatique ni négliger l’électricité ou la connexion internet.

Les spécialistes sont clairs : aucun justificatif ne doit vous échapper, du moindre reçu à la facture détaillée d’énergie. Cette discipline facilite les choses en cas de contrôle. Une technique fréquemment retenue consiste à calculer la proportion de la surface du logement utilisée pour le travail, puis à répartir la consommation d’électricité en conséquence selon les jours télétravaillés.

Pour réussir une déclaration fiable, gardez à l’esprit ces points :

  • Détaillez soigneusement dans la déclaration d’impôt la nature de chaque frais : équipement, énergie, abonnement Internet.
  • Ne confondez pas les charges liées au travail à domicile et celles du quotidien.
  • Prenez le temps de lire les instructions pour éviter de déclarer deux fois une dépense déjà prise en compte si une indemnité a été versée par l’employeur.

Ce sont parfois de petits détails qui font la différence. Si une indemnité repas ou des tickets restaurants sont perçus, vérifiez leur compatibilité avec le reste de vos avantages déclarés. En cas de doute, demander conseil à un professionnel ou consulter le site officiel des impôts reste un réflexe judicieux.

Le télétravail a transformé nos habitudes et obligé chacun à porter un nouveau regard sur ses dépenses domestiques. La ligne de partage sur la facture d’électricité, elle, continue d’alimenter les discussions, et c’est loin d’être la fin de l’histoire.

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